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C’est aux premiers jours de l’été et dans un climat délétère au sein d’un club centenaire, qu’il convient de dresser le bilan 2009/2010 du groupement minimes.
C’est une saison exceptionnelle qui s’est dessinée tournoi après tournoi pour le groupe des deuxième années. Doté de quelques individualités qui se fondent dans un collectif bien léché, ce groupe s’est forgé un mental qui nous a fait gagner des parties qui en d’autres temps se seraient refusées à nous.
Quart de finale à Béziers, demi-finale à Toulouse, victoire à Agen, demi-finale à Orthez ont permis à ce groupe de se qualifier pour le superchallenge à Brive, véritable championnat de France de la catégorie.
La poule de qualification nous opposait à Béziers, Perpignan et le Stade Français, trois styles de jeux différents. Une victoire face à une rugueuse équipe biterroise soutenue par quelques supporters exprimant une violente passion envers le corps arbitral mettait l’équipe sur les bons rails. L’USAP, composée de nombreux joueurs de première année, manquait un peu d’assurance et était défaite dans la foulée. Enfin, un stade français avec des joueurs au volume physique impressionnant nous inquiétait sur la pelouse. A l’issue d’une dernière pénalité manquée par le canonnier parisien, un score de parité sanctionnait la partie. Sortis premier de poule, nous étions classés huitième équipe derrière des deuxièmes de poule (probablement des polytechniciens au comité directeur du challenge), ce qui nous opposait en quart de finale au numéro un des qualifications, Montpellier. Cette partie fut extrêmement difficile. Après un essai en contre, nos minimes défendirent cet avantage jusqu’au trille final sans trop toucher le ballon (déjà le mental). La qualification était acquise, le Stade Toulousain vainqueur d’un méconnaissable Colomiers se profilait à l’horizon. Cette rencontre au goût toujours particulier face à un adversaire si connu était préparée avec une extrême concentration. Après les consignes adaptées et pertinentes des entraineurs liées au style de jeu de l’adversaire, les joueurs se réunissaient en cercle, seuls dans leur froide assurance d’adolescents, pour des discours pleins d’émotion ou les mots de club, de famille, de groupe et d’envie revenaient avec force dans la bouche des orateurs.Gonflés de ces valeurs et d’une force collective confinant à la sérénité, la rencontre débutait face à nos « meilleurs ennemis ». Après avoir pris l’avantage sur pénalité, les montalbanais se sont livrés physiquement comme jamais dans la saison. Une défense intraitable, agressive au bon sens du terme, a étouffé nos adversaires les empêchant de développer leur jeu de qualité.La victoire s’offrait à nous et nous l’avons savourée pleinement entre larmes de joueurs et de parents présents, joie immense des dirigeants avec à leur tête le cultissime Jean-Claude Clare qui laissait éclater sa joie.De l’émotion, trop d’émotion peut-être, trop de relâchement avant la finale. Le Stade était battu, nos joueurs étaient champions dans leur tête, mais il manquait la dernière marche, la finale. Face à Bègles, ce fut un chemin de croix. Dominés dans tous les compartiments du jeu, nous n’avons pas reconnu l’équipe solidaire et conquérante du matin. Fatiguée physiquement et usée mentalement, l’équipe a tourné à faible régime. Bien sur, nous aurions pu sur une interception ou avec une réussite totale au pied réussir le hold-up parfait, mais tel ne fut pas le cas. Bègles gagnait cette finale et Bègles était un beau vainqueur.L’histoire ne retient que le champion, jamais son adversaire, mais ils seront quelques uns à se rappeler qu’ils ont été finalistes du championnat de France minime. Et ce souvenir, personne ne leur enlèvera, dans 10 ans 20 ans, ils se croiseront et se diront j’y étais, rendant inutile de longues phrases. Pour les minimes B et C, la saison fut plus chaotique en fonction des présents et des absents. Néanmoins, les éducateurs ont fait évoluer le groupe dans une progression constante en fonction des éléments indiqués dans la première phrase du paragraphe, et il leur a fallu de la volonté tant ces conditions ne sont pas optimales. Préparés pour le tournoi de Blagnac regroupant les meilleures équipes de cette catégorie d’âge, nos minimes ont démontré de grosses qualités défensives individuellement et collectivement, n’encaissant que très peu d’essais notamment en faisant match nul conte Béziers qui finissait premier de poule. Néanmoins pour gagner il faut marquer, et c’est sur les aspects offensifs que devront se porter les efforts. C’est Bayonne qui remportait le tournoi en sortant de la poule de la mort avec Toulouse et Perpignan.
Un grand merci à tous nos joueurs pour leur engagement sous les couleurs vertes et noires ainsi que pour tous les bons moments passés lors des tournois et entrainements. Enfin, dans cette époque troublée, de changement perpétuel, de doute sur l’avenir, il apparaît important de remercier tous les éducateurs de ce groupement qui ont donné de leur temps, de leur énergie à former les joueurs de demain, formateurs qui sont le socle et l’assise sur laquelle devra se refonder le club. Merci à Nicolas, Miche, Hervé, Thierry, Bertrand, Xavier ainsi qu’à tous les intervenants venus apporter leur aide aux entrainements. Merci à tous les dirigeants de ce groupe dont la gentillesse et la bonne humeur n’ont d’égal que leur dévouement au club. Que de bons souvenirs ancrés dans nos mémoires…(et dans la mienne en particulier) Merci à notre magnanime et charismatique président, Jean-Claude, dont l’expérience et le travail nous ont permis de gérer dans les meilleures conditions les divers groupes. Du reste, l’USM l’a bien compris, l’intégrant dans son Conseil d’Administration, au moment où Jean-Claude était sur le départ vers le Stade Français, pris dans le tourbillon d’une amitié naissante avec le beau Max. Choix dicté par un affectif irrépressible l’attirant comme un aimant vers ce président emblématique et vers la vie parisienne.
J’aurai également une pensée pour Laurent Delahaye qui a accompagné ce groupement pendant plusieurs années avant d’accéder à d’autres fonctions dans ce club et de pâtir in fine de la situation actuelle..Souhaitons lui un bel avenir, peut-être au pays du long nuage blanc… En tout cas bon vent Laurent nous ne t’oublions pas.
Pour en finir dans ce contexte de morosité ambiante, je citerai Gaston Berger. « Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu’à inventer » Prenons notre avenir en main afin que l’étoile sapiacaine brille à nouveau au firmament.
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